Influences et Origines

Venue au monde sur les terres du Gabon, elle y grandira au sein d’une grande fratrie, majoritairement masculine. Omniprésente dans les traditions gabonaises, la danse est une passion familiale, quasiment tous la pratique avec virtuosité. À l’âge de 14 ans, elle quitte son pays pour la France afin d’y poursuivre ses études, elle obtiendra un BTS management, une licence en communication audio-visuelle et un master en journalisme à Paris.

L’école de la vie: le hip hop

Bien évidemment la danse lui colle à la peau, à travers celle-ci, elle exprime un savoureux mélange entre féminité forte et virile tendresse, reflet de sa personnalité. Grande admiratrice du crew les « Electric Boogaloo », son parcours débute avec le Funk Style. Elle se spécialisera dans le Poppin’, ce qui l’amènera à rencontrer Popin Pete, pionnier dans ce style et qui restera un de ses pères spirituels.

 

Elle évoluera dans le monde du hip hop au travers de battles, d’échanges dans les cercles ou lors de stages (donnés notamment par Brian Green, Didier Firmin ou Marion Motin). En plein épanouissement sur le plan technique, son duo « Sales Mômes » avec Karim Khouader sera un moyen d’explorer son potentiel chorégraphique et d’aiguiser son intuition et son imaginaire.

 

In the middle par Marion Motin

En 2014, elle intègre la compagnie Swaggers sous l’égide de Marion Motin. En sortira « In the middle », épopée vibrante et survoltée de femmes soudées vacillant entre émotions sombres, fortes et moments de grâces. A travers une tournée mondiale, ce spectacle a été dansé plus de 100 fois et a su conquérir un large public.

Direction artistique

À Paris, au LAX studio, lors de ses cours hebdomadaires, Carmel transmet son style et sa vision du hip hop. Elle tient à mettre l’accent sur l’attitude et le charisme du danseur mais aussi sur l’importance à préserver un groove authentique.
 L’ambiance y est toujours décomplexé et bonne enfant. Les individualités de chacun sont respectés et mises en valeur ; partage et lâché prise sont les maîtres mots.
 Son esthétique singulière lui a valu l’attention d’artistes tels que Mayra Andrade, Sonia Lacen, Elephant ou Lenny Kravitz. Elle collabore avec le réalisateur sud-africain Chris Sanders sur les clips d’Oumou Sangaré (Kamelema) et d’Angélique Kidjo (La vida es un Carnaval).
 Elle touche également au 7e art avec son apparition dans le film américain « High Strung Movie ».
 C’est dans ses propres vidéos qu’elle approfondie et expérimente pleinement son esthétique : « Lines », « 46 floors », ou encore « Descent »  lui ont permis d’être derrière la caméra, de faire du montage vidéo, gérer une équipe, définir un décor et de mettre en scène.